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Soutenance de thèse, Quentin Biville, 10 décembre 2020

Quentin Biville a soutenu sa thèse de doctorat en géographie, intitulée «  S’approprier ses marges par le patrimoine mondial dans la province du Sichuan (Chine) », réalisée sous la direction de M. Thierry SANJUAN et Mme Nadia BELAÏDI, à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, au sein de l’UMR Prodig.

La soutenance a eu lieu le 10 décembre 2020, à 9h30.

Le jury sera composé de :
- M. Igor BABOU, Professeur des universités, Université de Paris, Rapporteur
- Mme Nadia BELAÏDI, Chargée de recherches HDR, CNRS, Museum National d’Histoire Naturelle, Directrice
- Mme Béatrice DAVID, Maîtresse de conférences, Université Paris 8 Vincennes-Saint Denis, Examinatrice
- Mme Florence DEPREST, Professeure des universités, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Présidente
- Mme Nathalie LANCRET, Directrice de recherches HDR, CNRS, Institut Parisien de Recherche Architecture, Urbanistique et Société, Rapporteure
- M. Thierry SANJUAN, Professeur des universités, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Directeur

Résumé de la thèse : La ratification de la Convention concernant la protection du patrimoine mondial culturel et naturel par la République populaire de Chine, en 1985, a permis au gouvernement chinois de s’insérer dans un processus patrimonial international, tout en poursuivant des objectifs nationaux en interne. Nous nous intéressons, dans cette thèse, aux projets d’appropriation des territoires de marge de la province du Sichuan, menés sous couvert de patrimoine mondial. Cette thèse se situe à l’interface de la géographie du développement, des heritage studies, de la géographie du droit et de la géopolitique. À l’échelle des sites, la matérialisation du droit sur l’espace montre à la fois des processus de désenclavement des territoires périphériques, par la mise en tourisme du patrimoine, et une tentative d’exclusion des populations locales, via le rachat des terres par l’État, le déplacement des populations et/ou la folklorisation des cultures locales. L’étude comparative de quatre des cinq sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco au Sichuan nous a ainsi permis de montrer l’établissement d’un gradient culture/nature d’est en ouest de l’espace provincial. À l’Est, dans la plaine du Sichuan depuis longtemps sinisée, le patrimoine sert à la mise en valeur d’une identité culturelle chinoise visant à montrer la cohérence du territoire provincial. À l’Ouest, dans l’ancien Kham historique, il met en valeur des patrimoines naturels valorisés en tant que paysages chinois, et tend à exclure les minorités du récit patrimonial. Ce faisant, l’Unesco constitue à la fois un instrument de légitimation pour les politiques patrimoniales de la Chine qui poursuivent des objectifs de valorisation du territoire national, et un lieu d’influence où le pays valorise et exporte ses propres catégories patrimoniales.

Mots clés : République populaire de Chine ; province du Sichuan ; patrimoine mondial ; catégories du patrimoine ; appropriation du territoire ; identité culturelle.

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