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Soutenance de thèse, Mathilde Resch, 4 décembre 2020

Mathilde Resch a soutenu sa thèse de géographie intitulée « Les territoires d’approvisionnement en eau potable de Paris. Du transfert à la préservation des ressources », préparée sous la direction de Gilles Arnaud-Fassetta et Emilie Lavie à l’Université de Paris au sein de l’UMR PRODIG. La soutenance aura lieu en visioconférence le 4 décembre 2020, à 14 heures.

Le jury est composé de :
- Anne Honegger, Directrice de recherches au CNRS, ENS de Lyon (rapportrice)
- Laurent Lespez, Professeur à l’université Paris Est Créteil Val de Marne (rapporteur)
- Marion Charbonneau, Maîtresse de conférences à l’université de Pau et des Pays de l’Adour (examinatrice)
- Stéphane Frioux, Maître de conférences à l’université Lumière-Lyon 2 (examinateur)
- Emmanuelle Hellier, Professeure à l’université Rennes 2 (examinatrice)
- Gilles Arnaud-Fassetta, Professeur à l’université de Paris (co-directeur)
- Emilie Lavie, Maîtresse de conférences HDR à l’université de Paris (co-directrice)

Comme de nombreuses grandes villes, Paris dépend de territoires ruraux relativement éloignés pour son alimentation en eau potable. La moitié du volume d’eau distribué dans la capitale française est issue d’eaux souterraines captées dans le bassin de la Seine dans un rayon de 100 à 150 km. L’avènement des problématiques liées à la préservation des ressources hydriques conduit à s’interroger sur l’évolution des relations entre la ville et les territoires qui l’approvisionnent en eau. Deux phases sont analysées : 1) la mise en place des transferts d’eau vers Paris dès la fin du XIXe s. et 2) les politiques de protection des eaux souterraines déployées depuis les années 1990. La thèse avance deux objectifs : le premier est d’analyser l’évolution des discours autour des projets urbains liés à l’eau, à partir d’une approche de political ecology ; le second est de comprendre comment les enjeux de protection des captages parisiens sont perçus et intégrés à l’échelle des aires d’alimentation de captages (AAC). Les zones de captage étudiées sont celles des sources de la Voulzie, du Durteint et du Dragon (Seine-et-Marne) et de la Vigne (Eure, Eure-et-Loir, Orne). Combinant des approches quantitatives et qualitatives, la méthodologie de la recherche s’appuie sur des sources variées. L’analyse d’archives et de documents est complétée par un travail de terrain mêlant des entretiens, des séquences d’observation et des enquêtes par questionnaires. Les résultats de la thèse soulignent les évolutions des discours autour des projets urbains liés à l’eau et les logiques de (re)définition de territoires hydrosociaux dans le cadre des enjeux environnementaux. À l’échelle des AAC parisiennes, les discours sont confrontés à l’analyse des facteurs géographiques de concernement des acteur.rice.s locaux.ales par les politiques de protection des captages. La thèse montre que l’alignement des territorialités locales sur le territoire hydrosocial parisien est soutenu par un discours intégrateur et gagnant-gagnant. Ce discours s’appuie sur la spatialité des réseaux d’AEP locaux pour susciter un concernement de la part des acteur.rice.s. Néanmoins, l’enquête de terrain montre que plusieurs facteurs atténuent ce concernement. Un territoire hydrosocial distinct de celui de Paris émerge, fondé sur une gestion palliative des problématiques de qualité de l’eau. Dans le Provinois, les réactions de certain.e.s usager.e.s à un projet d’interconnexion des réseaux laisse supposer un rapprochement futur avec le territoire hydrosocial parisien.

Mots-clés : eaux destinées à la consommation humaine, transferts d’eau, protection des ressources en eau, relations villes-campagnes, territoire hydrosocial, concernement territorial, Paris, bassin de la Seine.

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