Partenaires

Logo tutelle
Logo tutelle Logo tutelle
Logo tutelle



Rechercher

Sur ce site

Sur le Web du CNRS


Soutenance de thèse, Axelle Croisé, 1er décembre 2020

Axelle Croisé soutiendra sa thèse de géographie intutilée « L’invisibilité des cancers professionnels en Seine-Saint-Denis : déconstruire une absence sociale de risque à l’aune du recensement et des transformations des lieux d’activités délétères  », préparée sous la direction de Alexis Sierra et Benjamin Lysaniuk au sein de l’UMR PRODIG et de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

La soutenance aura lieu en visioconférence le 1er décembre 2020, à 14 heures.

Le jury sera composé de :

- ALEXANDRE Frédéric, Professeur des Universités, Université Sorbonne Paris Nord (EA 7338) – Rapporteur
- BARLES Sabine, Professeure des Universités, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (UMR 8504) – Examinatrice
- BOCHATON Audrey, Maître de conférences, Université de Paris Nanterre (UMR 7533) – Examinatrice
- LYSANIUK Benjamin, Chargé de recherche IRD (mis à disposition par le CNRS), PRODIG (UMR 8586-215) – Co-encadrant
- MESCHINET DE RICHEMOND Nancy, Professeure des Universités, Université Paul Valéry (UMR GRED) – Rapporteure
- SIERRA Alexis, Maître de conférences, Université de Cergy-Pontoise-ESPE (UMR 8586) – Directeur
- THÉBAUD-MONY Annie, Directrice de recherche honoraire en sociologie, INSERM (UMR 8156) – Présidente

Résumé de la thèse :

Cette thèse a pour objectif de déconstruire l’invisibilité du risque cancéro-professionnel en Seine-Saint-Denis, soit celui de perdre sa santé à la suite de l’apparition d’un cancer d’origine professionnelle. Invisible, le risque est sous-estimé dans le département, alors qu’il détient des taux de mortalité par cancer parmi les plus élevés d’Île-de-France. Les liens entre l’agressivité de ces pathologies et l’histoire industrielle du département sont mis à jour par une géohistoire de son industrialisation. Il apparaît que la pathogénicité des sites d’activité est une caractéristique historique acceptable de la fabrique territoriale, générant aujourd’hui des cycles perpétuels d’expositions environnementales et professionnelles. Des anciens lieux pathogènes continuent d’exposer leurs usagers, même après l’arrêt de leurs activités. Ces cycles sont favorisés par l’invisibilité des sites et de leur caractère pathogène. La désindustrialisation fait disparaître les lieux d’activité, tandis que les conditions de conservation de leurs archives et la patrimonialisation sélective de l’histoire industrielle appauvrissent la mémoire des activités pathogènes. Les bases de données industrielles, censées combler ces lacunes, manquent d’exhaustivité et ne lient que rarement des activités (même passées) à leurs impacts. Enfin, l’invisibilité du risque structure même les initiatives qui tentent de la briser. Les données du GISCOP 93 sur les cancers d’origine professionnelle sont soumises à confidentialité, tandis que les actions locales de riverains dénonçant la pathogénicité d’un site se centrent sur le risque cancéro-environnemental par manque d’emprise sur celui professionnel.

Mots-clés : Cancer, Expositions professionnelles, Géohistoire, Invisibilité, Risque, Seine-Saint-Denis.

Dans la même rubrique :