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Thème 2.2 Gestion des milieux et des territoires face aux risques environnementaux

Dans le temps long de la relation entre milieux et sociétés, les changements socio-environnementaux provoquent des inquiétudes globales et locales et révèlent brutalement une nouvelle vulnérabilité des territoires. Pour assurer la viabilité du développement territorial, les politiques publiques doivent faire face au défi de la prévention de risques lents, invisibles, controversés, débattus tant dans le monde scientifique que dans l’espace public mondial.

Actuellement, au Nord comme au Sud, les politiques publiques de gestion des risques naturels se traduisent par la mise en place d’ouvrages de protection (digues pour lutter contre les inondations) en rapport à des évènements de référence (crues centennales, évènements exceptionnels). Cependant, les altérations climatiques, en apportant une forte incertitude et une remise en cause des référentiels physiques, nécessitent une évaluation des risques qui repose à la fois sur la connaissance fine des processus physiques à l’origine de phénomènes à l’échelle locale (aléas) et sur des hypothèses de phénomènes globaux. L’enjeu de la recherche sur la gestion des territoires et des milieux est d’apporter une compréhension du monde qui permette, d’une part, de réduire l’incertitude des phénomènes physiques attendus, d’autre part, d’apporter une connaissance de l’imbrication du social et du physique. Les recherches qui seront développées prennent principalement pour entrée les phénomènes physiques sur des milieux naturels ou peu anthropisés pour approcher les conditions de mise en œuvre des politiques publiques et stratégies d’adaptation. Les problématiques de recherche proposées se déclinent selon les approches suivantes :

  • S’interroger sur la façon dont les représentations sociales, savoirs et pratiques sociales, liés à la gestion des ressources et des territoires, s’insèrent dans la chaîne d’interactions entre le social et le physique qui construisent les risques (naturels, sanitaires, atteintes à la biodiversité).
  • La connaissance des aléas, leur modélisation, l’estimation des dommages potentiels sur les territoires, la connaissance des stratégies d’adaptation des sociétés pour cartographier l’évolution des milieux et la vulnérabilité des territoires.
  • La connaissance des enjeux économiques de l’adaptation aux risques pour comprendre les modes de gouvernance, appuyée sur une estimation de la valeur économique des écosystèmes, des enjeux sociétaux (conditions de vie, inégalités...), du rôle des aires protégées, des facteurs de résilience, des politiques de réduction des vulnérabilités, des stratégies adaptatives mises en œuvre.
  • La mise en mémoire des risques et des catastrophes pour développer une perspective historique appuyée sur l’inventaire des évènements et des retours d’expérience, dans l’objectif de contribuer à réduire la vulnérabilité des territoires par la sensibilisation des acteurs institutionnels et des populations et l’évaluation des politiques publiques de réduction des risques environnementaux.
  • La problématique des interactions climat/société, immanente au monde agricole sensible aux variations des apports pluviaux. Les mesures de précipitation présentant une forte variabilité, il s’agit de développer des procédures d’estimation des pluies et de réduction d’échelle des produits disponibles, et de comprendre les tensions et stratégies d’appropriation de ces ressources.
  • Les aires protégées, espaces naturels territorialisés par les politiques publiques, posent une problématique particulière des risques qui renvoie à l’impact de phénomènes d’origine naturelle (aléas, érosion) sur le patrimoine, mais aussi aux phénomènes d’érosion liés à la fréquentation touristique.