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Thèse Marie MORELLE - décembre 2004

La rue des enfants, les enfants des rues. L’exemple de Yaoundé (Cameroun) et d’Antananarivo (Madagascar)

Membres du jury

  • Emile LE BRIS, directeur de recherche, IRD (président du jury)
  • Bernard Calas, professeur à l’Université de Bordeaux 3 Michel Montaigne, UMR ADES (rapporteur)
  • Philippe Gervais-Lambony, professeur à l’Université Paris X-Nanterre, Institut Universitaire de France (rapporteur)
  • Deyssi Rodrigues Torres, politologue, maître de conférence à l’Université de Bruxelles
  • Jean-Louis CHALEARD, professeur à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne, directeur du laboratoire Prodig, (directeur de thèse)
  • Yves Marguerat, directeur de recherche, IRD (co-directeur de thèse)

Date : 6 décembre 2004

Lieu : Université Paris I Panthéon Sorbonne

Résumé

Les enfants des rues sont-ils les enfants des villes ? L’entrée géographique permet de toucher à l’univers des enfants d’Antananarivo et de Yaoundé par le biais de ce qui les définit immédiatement : la rue, élément urbain primordial, espace de circulation et espace de sociabilité. La rue devient espace de vie d’une minorité, souvent au centre spatial de la ville. Par l’étude de deux capitales, il est question d’analyser les liens entre les enfants des rues et leurs espaces de vie. Les enfants habitent-ils la rue au point de privatiser l’espace public et d’y construire des enclaves, véritables territoires de rue ? Entre négociations et tensions pour l’accès à l’espace et pour le droit à la ville, les enfants des rues se heurtent à une norme urbaine définie par les autorités et par des citadins, qui les marginalise socialement et spatialement. Les enfants des rues sont ceux qui ne peuvent être de la ville dans un contexte de crispations identitaires et de refus de l’altérité. Pourtant, ils sont au moins dans la ville, où ils apprennent à se jouer des rafles et de l’enfermement. Produits de la ville, ils sont un indicateur d’urbanité. En cela, ils participent eux-mêmes à la production de l’espace urbain, au-delà de la production de la rue.

Mots-clés

  • Enfants de la rue
  • Rue
  • Marginalité
  • Yaoundé
  • Antananarivo

Abstract

Are street children city children ? A geographic perspective is applied to study the universe of children of Antananarivo and Yaounde ; the study focuses on the street itself, a primordial urban element, space of movement and space of sociability, which at the same time directly defines the children. While being a public space, the street also becomes the living space of a minority, often right in the city centre. The construction of territories in the street by children that live in it permanently is analysed through the study of two capital cities. Do the children succeed in privatising public spaces ? Do those then become street territories ? Between negotiations and tensions for the access to space and for the right to the city, street children come up against an urban norm defined by the authorities and by the city dwellers, who marginalize them socially and spatially. Recognizing their existence would mean defining city belonging by opposition. The street children are those who can’t be of the city, in a context of identity tensions and refusal of otherness. Nevertheless, they are at least in the city, where they learn to scoff at the roundups and at confinement. Urban products, they are an urban indicator. In this way, beyond shaping the street itself, they may actually contribute to shaping the urban space.

Keywords

  • Street youth
  • Street
  • Marginality
  • Yaounde
  • Antananarivo