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Soutenance d’HDR - Emilie Lavie - jeudi 21 novembre 2019

Emilie LAVIE soutiendra son HDR le jeudi 21 novembre 2019 à 14h, en salle 870 du bâtiment Olympe de Gouges, à l’Université Paris-Diderot, Place Paul Ricoeur, 75013 PARIS.

Le jury est composé de :

  • Stéphane Angles, Professeur, Université de Lorraine, LOTERR, examinateur.
  • Gilles Arnaud-Fassetta, Professeur, Université de Paris, UMR PRODIG, garant et rapporteur interne.
  • David Blanchon, Professeur, Université Paris-Ouest-Nanterre, UMR LAVUE, détaché à l’UMI Iglobes, Tucson, Examinateur.
  • Anne Honegger, Directrice de Recherche CNRS, UMR EVS, rapportrice externe.
  • Mohamed Oudada, Professeur, Université Ibn Zohr d’Agadir, rapporteur externe.
  • Bénédicte Thibaud, Professeure, Université Bordeaux-Montaigne, UMR LAM, examinatrice.

L’HDR s’intitule L’alimentation en eau potable et d’irrigation des villes-oasis et des espaces méditerranéens, dont voici le résumé du volume I :

Ce volume scientifique d’Habilitation à Diriger des Recherches synthétise dix années de recherches post-doctorales effectuées depuis la soutenance de ma thèse en juin 2009 jusqu’au dépôt de ce manuscrit en juin 2019. Mes activités de recherche ont été réalisées en doctorat au laboratoire ADES de Bordeaux, puis dans le cadre d’un court post-doctorat de 8 mois en 2010 dans l’ANR WaMaKhaIR (Water Management in Khartoum international Research Program, Université Paris-Nanterre, EA Gecko), enfin et principalement, à l’UMR PRODIG (Pôle de Recherche pour l’Organisation de l’Information Géographique) où j’ai été rattachée dès mon recrutement à l’université Paris-Diderot en septembre 2010.

Le fil rouge de mon parcours scientifique est celui de la gestion de la rareté en eau dans des territoires où l’eau du ciel est rare. J’ai d’abord travaillé sur les oasis avant de m’intéresser à la rive Nord de la Méditerranée.

La première partie précise le positionnement de mes activités scientifiques. Mes recherches se sont inscrites dans le cadre théorique des water studies, une branche des sciences humaines et sociales portant sur les ressources en eau. Elles s’inscrivent dans le mouvement scientifique de la political ecology dans lequel je ne me reconnais d’ailleurs pas toujours. Mes travaux sur la gestion de la rareté sont éminemment géographiques mais font de nombreux ponts avec les sciences de la nature et les sciences humaines et sociales. C’est dans ce contexte scientifique que j’ai travaillé sur la construction sociale de la pénurie en eau, une des facettes de la gestion de la rareté de la ressource. L’oasis mondialisée est l’objet géographique sur lequel s’est portée la plus grande part de mes recherches. Je me suis attachée à le définir et à présenter les oasis qui m’ont servi à valider ma thèse sur la structuration des oasis par l’accès quantitatif et qualitatif à l’eau.

La deuxième partie synthétise mes travaux sur la structuration des territoires oasiens par l’eau, dans un contexte de mise en concurrence des secteurs et des territoires dans le cadre de la mondialisation des échanges. Elle s’appuie sur une quinzaine de publications. Si mes travaux ont complété la bibliographie existante sur l’accès quantitatif à l’eau d’irrigation et à l’eau potable, une des entrées originales de mes recherches et d’avoir démontré que la qualité de la ressource agricole et domestique joue un rôle primordial dans l’accès à l’eau et dans la structuration des territoires.

La troisième partie expose les perspectives de recherches à venir, dégagées dans le cadre de la rédaction de ce manuscrit. Elle pose la question du transfert du modèle « oasis mondialisée » présenté dans les parties précédentes, à la rive Nord de la Méditerranée. Elle tente de valider la thèse d’une mise en oasis de ce territoire, en s’appuyant sur une synthèse bibliographique sur l’Espagne et en France. Enfin, le dernier chapitre présente mes travaux en cours sur la mise en oasis du bas Minervois, exemple me permettant de valider une partie de cette thèse, et justifiant l’utilisation du terme « oasisation ».

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