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CHRISTOL Aurélien

Docteur, Paris 7

Chercheur associé à l’UMR PRODIG

Courriel : AURELIEN.CHRISTOL@wanadoo.fr

Mots clés thématiques

  • géomorphologie
  • édimentologie
  • terrasses lacustres et fluvio-lacustres
  • modélisation hydrologique
  • paléoenvironnement
  • paléohydrologie

Mots clés géographiques

  • Tuquie
  • Anatolie orientale
  • lac de Van

Thèmes de recherche

Thèse

Variations actuelles et quaternaires du niveau du lac de Van : archives lacustres et fluvio-lacustres et modélisation hydrologique pour une étude paléoenvironnementale en Anatolie orientale.

- Année d’inscription : 2005

- Université : Paris 7

- Directeur de thèse :

  • M. Fort (Université P7)
  • C. Kuzucuoglu (CNRS, LGP Meudon)

Résumé

Le lac de Van (1648 m) est une référence paléoclimatique et paléoenvironnementale pour le Moyen-Orient. D’après les études précédentes fondées sur l’interprétation des séquences sous-lacustres, son histoire récente (depuis 20000 ans) apparaît intimement liée aux changements climatiques post-Glaciaire. Notre thèse propose une reconstitution des anciens niveaux du lac depuis la fin du Pléistocène supérieur (>100000 ans). L’approche géomorphologique a été privilégiée, incluant des relevés sédimentologiques, stratigraphiques et altimétriques de terrain ; couplée avec des datations, elle a permis d’interpréter des archives sédimentaires et morphologiques préservées dans trois vallées (Bendimahi, Karasu et Engil) situées dans la partie orientale du bassin versant. Nos résultats montrent que le lac de Van a connu des variations de sa masse d’eau de fortes amplitudes, avec trois grandes transgressions suivies de régressions majeures. Le plus haut niveau lacustre (≥1750 m, soit plus de 100 m au-dessus du niveau du lac actuel) semble appartenir à la fin de l’Interglaciaire précédent, âge confirmé par une datation OSL (>117 ka) et post-daté par une retombée ponceuse et un travertin. Cette transgression (cycle I) ne répond pas à un forçage climatique mais à des bouleversements paléohydrographiques liés à l’activité volcanique au sud-ouest du lac. Entre cette transgression et le Dernier Maximum Glaciaire, le lac de Van connaît deux grandes transgressions (cycles II et III) entrecoupées d’une régression majeure qui a entrainé l’incision des sédiments lacustres et l’élaboration de terrasses d’érosion. Ces transgressions répondent à un forçage climatique. La transgression du cycle II (âge estimé 40-30 ka), a atteint l’altitude maximale possible liée au seuil à 1735 m. Le cycle III se compose d’une double transgression datée du DMG (26-25 ka cal. BP et 21-20 ka cal. BP) dont le premier pic a été ≥1700 m et le second ≥1706 m. Après le cycle III, un bas niveau de régression (15ka, <1648 m) précède la transgression du cycle IV qui a atteint des niveaux proches du niveau d’eau actuel.

Mots clés : niveaux lacustres, terrasse, faciès sédimentaires, chronostratigraphie, paléoclimat, paléohydrologie, lac de Van.

Abstract

The Lake Van (1648 m) is a palaeoclimatic and palaeoenvironmental reference for the Middle East. According to previous studies, its evolution since the last 20000 years appears close-related to post-Glacial climatic changes. Our PhD thesis aimed at reconstructing the ancient lake levels during more than 100 000 years, a period corresponding to the end of the Upper Pleistocene. We adopted a geomorphological approach including sedimentary facies and stratigraphic analysis, altimetric measurements on field, dating, allowed to interpret sedimentary and morphological records still preserved in the three studied valleys (rivers Bendimahi, Karasu and Engil) in the eastern part of the lake basin. Our results show that the Lake Van has known high amplitude variations of its volume, with three transgressions, each one followed by important regressions. The highest lake level recorded (≥1750 m, i.e. more than 100 m above the present lake level) seems to belong to the end of the previous Interglacial, as suggested by an OSL dating (>117 ka) and post-dated by a plinian fall and a travertine (110 ka). This transgression does not respond to climate forcing, but to palaeohydrographical changes related to volcanic activity in the south-west part of the lake. Between this old transgression and the Late Glacial Maximum, the Lake Van experienced two other large transgressions (cycles II and III) separated by a marked regression. This latter induced an incision of the former lacustrine sediments and the development of erosional terraces. These transgressions (cycles II and III) respond to climate forcing. The cycle II (estimated age of 40-30 ka) reached the maximum elevation controlled by the 1735 m topographical threshold. The cycle III is subdivided into two transgressions belonging to the LGM (26-25 ky cal BP and 21-20 ky cal. BP) with a first peak at ≥1700 m and a second at ≥1706 m. After the cycle III, a low level regression (15 ka, <1648 m) was followed by the cycle IV transgression which has reached levels close to the present lake level.

Key words : lake levels, terrace, sedimentary facies, chronostratigraphy, palaeoclimate, palaeohydrology, Lake Van.