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BOUCHER Amélie

Doctorante

Laboratoire de géographie PRODIG

2, rue Valette 75005 PARIS

Courriel : amelie.boucher@univ-paris-diderot.fr

Mots-clés thématiques

  • Patrimoine mondial culturel
  • Hydraulique monumentale
  • Risque inondation
  • Protection et valorisation patrimoniale
  • Gestion multiscalaire

Mots-clés géographiques

  • Canal du Midi (Haute-Garonne, Tarn, Aude, Hérault)
  • Site archéologique d’Angkor, Province de Siem Reap, Cambodge
  • Siem Reap, Province de Siem Reap, Cambodge

Thèmes de recherche

Thèse

Concilier gestion des risques et valorisation d’un patrimoine culturel : les cas d’Angkor (Cambodge) et du Canal du Midi (France)
- année d’inscription : 2016
- Université Paris 7 Diderot
- Directeur de thèse : Gilles ARNAUD-FASSETTA
- Co-Direction : Emilie LAVIE

Aujourd’hui outil politique dans les processus de (ré)création territoriale et de développement économique, le patrimoine est devenu un enjeu majeur pour les territoires qui aspirent au prestige culturel pour se développer. Il a donc tout intérêt à être conservé et protégé. Mais cette dynamique patrimoine-tourisme est menacée d’incertitudes liées aux risques naturels. Ce constat n’est pas nouveau mais il est préoccupant compte tenu de la difficulté à intégrer le patrimoine dans les plans de protection territoriale face aux risques naturels. Sa protection est pourtant essentielle à la résilience des populations sinistrées. Si aujourd’hui les risques naturels constituent un véritable enjeu et que le patrimoine culturel n’est plus synonyme de simples monuments délaissés mais une plus-value territoriale, quelle est la raison de l’échec du couple risque-patrimoine ? Pourquoi est-il si difficile de parvenir à un équilibre entre la protection du patrimoine et sa valorisation ? La France et le Cambodge, que la culture du risque oppose, de même que la pratique du patrimoine, présentent des similarités dans les problèmes rencontrés au regard de la protection du patrimoine face aux inondations. À travers une analyse multi-critères des problématiques de gestion sur le Canal du Midi et sur les temples d’Angkor, et un regard géographique sur le risque inondation, l’objectif est non pas de comparer mais de proposer une réflexion sur les paradoxes de gestion du patrimoine mondial et de questionner l’efficacité des modèles de protection mis en place par les différents acteurs sous grand patronage de l’UNESCO. L’acquisition des données qualitatives et quantitatives sur chaque terrain et leur interprétation au regard des directives internationales, régionales et locales nous permettent de proposer un projet d’adaptation au risque inondation sur nos deux territoires patrimoniaux, qui s’appuie fortement sur la perspective et la participation des communautés locales. Selon nous, leur place n’est pas intégrée dans le processus de protection du patrimoine car l’intérêt général n’est pas encore reconnu dans ce domaine. Le patrimoine est souvent associé à des décisions politiques qui font défaut à ceux qui le pratiquent, faute d’avoir fait place à ce qu’on appelle la démocratie participative ou faute de la part du citoyen d’avoir conscience de ce droit. Qu’en est-il lorsque le risque inondation entre en jeu ?