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Soutenance d’HDR - Christine RAIMOND - vendredi 13 mars 2015

Christine RAIMOND a soutenu son habilitation à diriger des recherches intitulée « Agrobiodiversité et dynamiques paysagères. Des champs aux territoires de conservation (Haute Bénoué, Cameroun) », le vendredi 13 mars 2015 à partir de 14h30 dans la salle de soutenance au dernier étage de la Maison des Sciences Economiques (106-112 Bd de l’Hôpital, Paris 13e)

Le jury est composé de :

  • Bernard Tallet (garant, Université Paris 1)
  • Michel Tchotsoua (président du jury, Université Ngaoundéré)
  • Hubert Cochet (rapporteur, AgroParisTech)
  • Hervé Rakoto-Ramiarantsoa (rapporteur, Université Bordeaux III)
  • Chantal Blanc-Pamard (CNRS)
  • Doyle McKey (Université Montpellier II)
  • Christian Seignobos (IRD)

Lorsqu’elle n’est pas touchée par un front pionnier agricole, la forêt sèche soudanienne se caractérise par de faibles densités de population pratiquant une agriculture itinérante sur brûlis à l’origine de la constitution de paysages très riches en biodiversité. L’association d’une grande diversité de plantes cultivées, des souches vives et d’un parc arboré hétérogène favorise une régénération de la végétation rapide et quasiment identique à la forêt initiale. Dans la Haute Bénoué (Cameroun), il est montré l’importance des relations sociales entre les agriculteurs dans la dynamique du système, dont la modélisation évalue les limites écologiques et sociales. La résilience du système est évaluée à l’échelle de plusieurs décennies, et sur plusieurs siècles. L’arrivée massive de familles et de cheptel, et l’introduction de dispositifs de protection de la nature et de développement durable sont les changements les plus importants de la période contemporaine. Ces nouveaux acteurs portent des projets plus ou moins implicites et contradictoires sur le paysage, qui interfèrent dans le territoire en aboutissant à différentes situations conflictuelles. Au-delà des variables habituelles pour évaluer les seuils de rupture des anthroposystèmes (démographie, éducation, urbanisation, marché et pour l’écologie, biodiversité, fertilité des sols, eau), cet essai intègre l’analyse des perceptions du paysage et des projets que les acteurs portent dessus. Cette approche rend compte de la complexité des interactions entre acteurs, celle des rapports de force et des jeux de pouvoir à l’œuvre, mais aussi celle des politiques publiques qui influent sur les changements.