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Programme PATRIDEV

Patrimoine culturel et développement local urbain aux suds

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Présentation et objectifs du programme

Le patrimoine culturel est une composante importante historique et culturelle de l’environnement. Dans les pays du Sud et du Nord, le patrimoine remplit plusieurs fonctions comme lieux et supports de communication de connaissances, de construction de culture, d’identité, mais aussi lieux de contemplation esthétique, de loisir passe temps, moteurs de développement local et régional, et enfin prétextes à l’activité touristique, à la production de revenus touristiques. Sa valorisation à l’heure actuelle constitue un des défis majeurs du développement si l’on considère que le « défi du développement est devenu le défi du développement urbain » comme l’a exprimé le secrétaire général des Nations Unies, le Dr. Boutros Ghali en 1996 lors du sommet mondial des établissements humains tenu à Istanbul (Habitat II).

Les approches du patrimoine dans le cadre de l’UR 029 ont favorisé une entrée par les risques en mettant l’accent sur les mécanismes de dégradation du bâti ancien ou analysé les étapes du processus de patrimonialisation en en dégageant les lacunes dans l’objectif d’améliorer les systèmes de gestion qui se mettent en place dans de nombreux pays du Sud. Les enjeux de ce processus, l’articulation de l’intervention des différents acteurs internationaux et locaux ainsi que le rôle joué par la sauvegarde et la valorisation du patrimoine dans le développement urbain ont été insuffisamment abordés. La mise en évidence des décalages, voire des contradictions entre les programmes internationaux et institutionnels et les dynamiques locales existantes ou potentielles s’avère essentielle. Les différentes initiatives d’animation du patrimoine et de promotion des particularités locales sont souvent mises en lien avec le développement touristique. Ces politiques patrimoniales et d’aménagement touristique sont-elles réellement à même de soutenir le développement local et par quels moyens ? Quel est le degré d’implication et d’engagement de la société civile dans les projets de sauvegarde, de valorisation touristique du patrimoine ?

Quel est l’impact de l’inscription sur la liste du patrimoine de l’humanité, des villes des pays du Sud sur leur essor économique et sur l’amélioration de la qualité de vie de leurs habitants ?

Cette sélection s’inscrit-elle dans un projet de développement urbain plus global pour que le champ patrimonial devienne éventuellement un tremplin économique et un outil de lutte contre la pauvreté par la création d’emplois et la redistribution locale des richesses suscitées. Ces interrogations et bien d’autres permettront d’une part d’éclairer les enjeux de la patrimonialisation et du développement urbain, et de l’autre, d’évaluer l’impact des nouveaux modes de gestion qui se mettent en place afin de contribuer à la prise de décision.

La Méthodologie s’appuie sur la construction des regards croisés à partir de l’analyse des politiques et pratiques du patrimoine dans des villes que nous avons déjà étudiées et qui se situent en Afrique en Amérique Latine et dans la Méditerranée du Sud.

L’originalité de cette approche est multiple. Elle vient par exemple du fait que peu de recherches ont été entreprises sur le plan scientifique, en Afrique et en Amérique Latine à propos de l’articulation du patrimoine avec les potentialités de développement local. C’est très récemment que les politiques commencent par exemple à associer plus systématiquement les valorisations patrimoniales et les politiques touristiques.

La seconde originalité est de construire un programme de recherche autour de regards croisés et d’un partenariat plus global. Les regards croisés des différents chercheurs alimentent la dimension comparative qui est à la base du projet. La comparaison permet une approche et une observation de terrains diversifiés et elle demeure un outil de réflexion conceptuelle essentiel.

  • Le premier critère retenu pour construire la dimension comparative est celui de la potentialité patrimoniale. Les villes retenues sont des villes exemplaires qui ont déjà fait l’objet d’attentions particulières, notamment à travers les classements au patrimoine mondial de l’humanité.
  • Le deuxième critère est celui de leur volonté à construire une renommée internationale. Le troisième critère est celui de temporalités décalées, tant dans l’application des politiques du patrimoine que dans l’avancée de la décentralisation.

Partenaires

  • Dalila el kerdani, Université du Caire, faculté polytechnique, département d’architecture
  • Amr Fayez, architecte

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